Débat université-emploi : les 12 propositions de l'UNEF
Mardi 25 avril dernier, le premier ministre lançait la commission nationale chargée d’animer le grand débat université-emploi. L’UNEF a été reçue le 10 mai dernier. Cette audition, la première effectuée par la commission, a été pour nous l’occasion de rappeler nos réserves quant à la méthode choisie par le premier ministre pour répondre au malaise exprimé par la jeunesse lors de la mobilisation contre le CPE.
Une méthode contestable
La composition même de cette commission ne répond pas aux erreurs passées. Alors que la crise du CPE a mis en évidence le manque cruel de concertation avec les partenaires sociaux et les organisations de jeunesse, l’UNEF déplore que cette exigence ne soit toujours pas prise en compte.
De même, la forme et le calendrier de ce débat font davantage penser à une usine à gaz plutôt qu’à un véritable processus de concertation. En effet, c’est le 10 juin que la commission doit rendre son rapport censé opérer la synthèse des auditions de nombreuses organisations ainsi que des débats prévus dans l’ensemble des Académies. Il est illusoire de faire croire qu’un grand débat sur l’ensemble du territoire puisse aboutir en à peine un mois.
Un champ d’intervention trop étroit
Enfin, la crise du CPE a mis en avant d’autres questions que le seul lien entre les universités et le milieu professionnel. La place des jeunes dans notre société, les moyens de leur conférer une pleine autonomie et la précarité sont autant de sujets qui ne sont pas traités par le débat national.
Par sa composition, sa forme et l’étroitesse des sujets abordés, cette commission semble destinée à enterrer les questions importantes qui ont été soulevées, discréditant un peu plus l’action du gouvernement.
> Retrouver le mémorandum de l'UNEF sur le débat national Université-Emploi
Une méthode contestable
La composition même de cette commission ne répond pas aux erreurs passées. Alors que la crise du CPE a mis en évidence le manque cruel de concertation avec les partenaires sociaux et les organisations de jeunesse, l’UNEF déplore que cette exigence ne soit toujours pas prise en compte.
De même, la forme et le calendrier de ce débat font davantage penser à une usine à gaz plutôt qu’à un véritable processus de concertation. En effet, c’est le 10 juin que la commission doit rendre son rapport censé opérer la synthèse des auditions de nombreuses organisations ainsi que des débats prévus dans l’ensemble des Académies. Il est illusoire de faire croire qu’un grand débat sur l’ensemble du territoire puisse aboutir en à peine un mois.
Un champ d’intervention trop étroit
Enfin, la crise du CPE a mis en avant d’autres questions que le seul lien entre les universités et le milieu professionnel. La place des jeunes dans notre société, les moyens de leur conférer une pleine autonomie et la précarité sont autant de sujets qui ne sont pas traités par le débat national.
Par sa composition, sa forme et l’étroitesse des sujets abordés, cette commission semble destinée à enterrer les questions importantes qui ont été soulevées, discréditant un peu plus l’action du gouvernement.
Les 12 propositions de l’UNEF pour améliorer l’insertion professionnelle des jeunes
L’UNEF rappelle que le système éducatif n’est pas à l’origine du chômage des jeunes et que ce ne sont pas les universités qui sont en cause mais bien la politique économique du gouvernement.
Cependant, les universités ont un rôle à jouer et l’UNEF porte des propositions concrète pour celles-ci :
1) Développer une professionnalisation durable dans les filières universitaires.
2) Renforcer le cadre national des diplômes pour garantir la reconnaissance des qualifications.
3) Garantir une sortie qualifiante pour tous les étudiants.
4) Faire l’université de tous les métiers en unifiant le système d’enseignement supérieur.
5) Professionnaliser l’ensemble des filières universitaires.
6) Supprimer la sélection dans les filières professionnelles pour permettre au plus grand nombre d’y accéder.
7) Réglementer les stages.
8) Généraliser les passerelles entre les filières et développer la pluridisciplinarité.
9) Créer un véritable service public de l’orientation.
10) Sécuriser les parcours professionnels et protéger l’entrée sur le marché du travail.
11) Pour un plan pluriannuel de création de postes dans la fonction publique.
12) Permettre un vrai retour en formation.
L’UNEF rappelle que le système éducatif n’est pas à l’origine du chômage des jeunes et que ce ne sont pas les universités qui sont en cause mais bien la politique économique du gouvernement.
Cependant, les universités ont un rôle à jouer et l’UNEF porte des propositions concrète pour celles-ci :
1) Développer une professionnalisation durable dans les filières universitaires.
2) Renforcer le cadre national des diplômes pour garantir la reconnaissance des qualifications.
3) Garantir une sortie qualifiante pour tous les étudiants.
4) Faire l’université de tous les métiers en unifiant le système d’enseignement supérieur.
5) Professionnaliser l’ensemble des filières universitaires.
6) Supprimer la sélection dans les filières professionnelles pour permettre au plus grand nombre d’y accéder.
7) Réglementer les stages.
8) Généraliser les passerelles entre les filières et développer la pluridisciplinarité.
9) Créer un véritable service public de l’orientation.
10) Sécuriser les parcours professionnels et protéger l’entrée sur le marché du travail.
11) Pour un plan pluriannuel de création de postes dans la fonction publique.
12) Permettre un vrai retour en formation.
> Retrouver le mémorandum de l'UNEF sur le débat national Université-Emploi
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