Reforme des études doctorales

Publié le par UNEF et associations étudiantes

Réforme des études doctorales:
une attaque sans précédent du service public


Le ministère a présenté le 31 mai un projet d’arrêté sur les études doctorales, pour les faire entrer dans le schéma LMD. Cet arrêté est en fait porteur d’une attaque sans précédent contre le service public, puisqu’il casse le monopole de délivrance des diplômes nationaux par les universités, et permet aux établissements privés de délivrer seuls des doctorats. Il s’agit de la boîte de pandore, qui va ensuite permettre aux établissements privés de réclamer la délivrance du master et de la licence, et ouvre ainsi la voie à la libéralisation de l’ensemble de l’enseignement supérieur. En effet, les établissements privés ne sont pas soumis aux mêmes obligations que les universités, en terme de frais d’inscriptions, de sélection, d’aménagement du territoire…et ne remplissent pas de mission de service public. Pourtant, ils livrent une concurrence extrêmement importante aux universités, et le fait qu’ils puissent délivrer des diplômes nationaux affaiblira considérablement la position des universités. Le fait que le privé puisse délivrer des diplômes nationaux remet aussi un cause les frais d’inscriptions nationaux, et ouvrira un système à deux vitesses, où pour une Licence, les frais pourront varier du simple au décuple.

Cet arrêté doit être examiné en CNESER le 5 juillet. Les élus « UNEF et associations étudiantes » lancent une campagne de motions dans les universités, afin de mettre la pression sur le ministère, et d’obtenir des changements profonds dans ce texte.

Faîtes nous remonter les motions adoptées dans vos conseils d’administrations (universitaire@unef.fr)!


Vous pouvez aussi télécharger l'analyse de l'UNEF sur la réforme des études doctorales

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Publié dans Recherche

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F
Il est primordiale de se mobiliser sur cette question.Sinon, nous allons vers un sytème à deux vitesses avec des écoles qui auront leur formation en doctorant avec peu d'effectifs, une sélection à l'entrée, beaucoup de moyens et surtout un adossement très faible à la recherche (peu de labos et de chercheurs en son sein). Par contre, à l'opposé, dans les universités nous allons vers des regroupements (dans mon cas, on parle de fusion de l'école doctorale entre Reims et Amiens) et donc vers une perte de cette formation par certaines universités, alors qu'elles ont plus d'étudiants et de chercheurs que les écoles !
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L
Salut, on a déjà discuté de cette question dans mon école doctorale.. Je suis doctorant à Pau, petite université, et ce projet aura des répercutions à la fois sur mon école doctorale mais aussi sur la possibilité des délivrer des masters à la fac !!J'espère que vous réussirez à obtenir le retrait de ce projet !
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