Europe de l'éducation

Publié le par UNEF et associations étudiantes


Europe de l’éducation.
L’enseignement supérieur doit être le moteur de la naissance d’une Europe de l’Education, obéissant aux valeurs qui sont les nôtres : égalité des droits entre tous les étudiants européens, défense des services publics, développement d’un espace public de recherche au niveau européen, refus des logiques de marchandisation de l’éducation. Cette Europe de l’éducation ne doit pas être une forteresse repliée sur elle-même, mais doit être ouverte et tournée vers l’international, en accueillant  très largement les étudiants étrangers hors union européenne.


Construire l’Europe de l’éducation et développer la mobilité internationale



A l’heure où la réforme LMD remet en cause nos droits et nos diplômes sans avoir développé la mobilité étudiante, nous faisons des propositions ambitieuses pour faire naître ce nouveau modèle éducatif européen basé sur une harmonisation par le haut des systèmes d’enseignement supérieur européens. Pour nous, construire l’Europe de l’éducation c’est opposer à la logique de mondialisation marchande celle de la mondialisation non marchande des savoirs.

 

Les élus « UNEF et associations étudiantes » sont investis depuis deux ans dans le comité exécutif de l’ESIB (syndicat étudiant européen). Nous  nous battons pour que l’éducation soit élevée au niveau européen au rang de priorité budgétaire, et pour qu’elle soit définie comme un service public.

Pour les candidats « UNEF et Associations Etudiantes », l’Europe de l’éducation passe par 4 priorités :

 
1) Assurer une vraie reconnaissance des diplômes à l’échelle européenne :


Simple surlignage, la réforme LMD n’a pas développé la reconnaissance des diplômes à échelle européenne, puisque qu’aucune carte européenne des équivalences n’a été mise en place, et qu’aucune harmonisation du contenu des diplômes n’est développée.

• Une Licence, un Master ou un Doctorat délivrés dans un pays européen doit être reconnu systématiquement dans les autres pays européens. La validation d’un diplôme doit donc automatiquement autoriser la poursuite d’études à l’étranger.

• L’harmonisation du contenu des diplômes doit permettre la reconnaissance des semestres validés à l’étranger.

 
2) Faire de la mobilité un droit

 
L’harmonisation européenne des diplômes n’a de sens que si elle se traduit par un droit à effectuer au moins un semestre à l’étranger. Alors que seul 1% des étudiants part  à l’étranger, la mobilité doit cesser d’être un privilège, afin que chaque diplômé du supérieur puisse être bilingue.

• Développement de l’enseignement des langues dans toutes les filières.

• Chaque étudiant doit avoir droit à au moins un semestre à l’étranger par cycle universitaire, accompagné d’une bourse à la mobilité, dont le montant doit permettre de couvrir l’ensemble des dépenses liées au séjour à l’étranger.

• Les inégalités entre filières ne sont pas acceptables et les étudiants en santé ou en IUT par exemple, doivent avoir la même possibilité de mobilité que les autres.

• Un bureau de la mobilité doit être mis en place dans chaque université pour faciliter les démarches administratives de l’étudiant. Durant sa période à l’étranger, l’étudiant doit avoir un tuteur enseignant dans son université française et dans son université d’accueil, disponibles pour l’accompagner dans ses démarches.

• Nous proposerons qu’un fonds européen de la mobilité soit mis en place afin de venir en complément des aides nationales.

 

3) Accueillir dignement les étudiants étrangers

 

Les étudiants étrangers souffrent d’une triple précarité :

• Une précarité « juridique », du fait des difficultés permanentes pour obtenir un titre de séjour ou un permis de travailler.

• Une précarité sociale puisqu’ils sont exclus du système d’aide sociale français.

• Une précarité pédagogique car aucune modalité spécifique d’accueil des étudiants étrangers n’est mise en place.

 
Cette situation risque d’être largement aggravée avec l’application du projet de loi Sarkozy sur l’immigration.

Nous proposons :

• Une carte d’étudiant doit systématiquement donner lieu à une carte de séjour délivrée pour le cycle.

• Les guichets uniques d’accueil doivent être systématisés dans l’ensemble des universités et regrouper tous les acteurs de l’enseignement supérieur.

• Un suivi pédagogique individualisé doit être mis en place avec des cours gratuits de remise à niveau en français,

• L’aide sociale française doit être accessible aux étudiants étrangers.

 

4) Définir des convergences européennes des systèmes européens d’enseignement supérieur et des droits étudiants

 

A l’image de ce qui a été fait pour la monnaie unique, nous proposons de fixer des critères de convergence permettant d’harmoniser par le haut les droits étudiants, afin que l’Europe soit synonyme de progrès pour les étudiants. Nous proposerons que tout cela soit décliné dans un traité éducatif européen :

• Droits d’inscription : fixer un plafond à l’échelle européenne pour avancer vers la gratuité.

• L’absence de sélection à l’entrée de l’Université doit être une norme européenne.

• Nous défendrons une harmonisation par le haut des systèmes d’aide sociale pour les étudiants. Chaque pays doit permettre à tous les étudiants, quelques soient les revenus de leurs parents, de faire des études dans des conditions favorables.

• Une carte d’étudiant européenne doit donner droit à des réductions à travers toute l’Europe (transports, loisirs…).

• Des règles européennes sur la démocratie à l’Université doivent être mises en place : les conseils d’administration des universités doivent toujours associer des étudiants élus. La liberté d’expression et la vie associative doivent être reconnues dans tous les établissements.

• Afin de permettre aux universités souffrant d’un défaut de financement de rattraper leur retard, nous proposerons la création d’un fonds européen de cohésion universitaire, sur le modèle des fonds structurels en faveur des régions défavorisées.

 

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Publié dans Mobilité

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